Compléments de lecture |

2013/1

Pierre Force

Tableau Berrio

Ce tableau représente la transmission de la « maison » Berrio sur cinq générations. À chaque génération, c’est le premier-né, garçon ou fille, qui hérite de la maison, en vertu du droit d’aînesse absolue. D’une manière générale les cadets et les cadettes épousent des héritiers et des héritières. Un cadet de la génération 3 (Jean-Pierre) passe à Saint-Domingue mais revient en France et épouse une héritière. Le prestige symbolique est attaché au statut de maître ou maîtresse de Berrio, plus qu’à la noblesse héréditaire. La maîtresse de Berrio à la génération 1 (Marie de Lombart) n’est pas noble. Anne de Moirie, épouse du maître de Berrio à la génération 2, n’est pas noble non plus. À la génération 4, la maison passe à un cadet (Arnaud Jean-Pierre) mais elle revient à la branche aînée car le cadet meurt sans descendance. Berrio cesse d’exister en tant que « maison » à la génération 5. Seule la génération 3 est représentée en totalité dans ce tableau.

 

Tableau Lamerenx

Ce tableau met en rapport la transmission de la « maison » et l’émigration des cadets et des aînés. À chaque génération l’aîné est l’héritier, sauf à la génération 2, où l’aîné émigre en Hollande puis aux Indes orientales pour échapper aux conversions forcées des protestants. C’est un cadet (cinquième enfant) qui hérite de la maison après s’être converti au catholicisme. Deux cadets de la génération 2 (Marc Antoine, puis Louis) émigrent à Saint-Domingue. À la génération 3, le mariage d’Henri correspond au schéma traditionnel du système à maisons : un cadet épouse une héritière. Le mariage de Matthieu avec Anne est une anomalie : un héritier épouse une héritière. Le pourcentage élevé de célibataires est caractéristique du système. À la génération 4, l’émigration de Jean-Pierre, héritier de la maison d’Uhart Juson, est une anomalie. Un cadet (Arnaud Jean-Pierre) émigre lui aussi à Saint-Domingue. À la génération 5, le Code civil requiert un partage équitable des propriétés familiales. Il y a néanmoins conflit entre l’aîné (Charles) et une cadette (Marguerite) pour la fonction d’administrateur des biens familiaux, qui garde une partie du prestige symbolique attaché au statut d’héritier dans l’ancien système. Seules les générations 3, 4 et 5 sont représentées en totalité dans ce tableau.

 

Reçu pour l’achat de pacotille

Ce reçu correspond à une partie des dépenses d’équipement effectuées à Bayonne par Jean-Pierre Lamerenx, avant son passage à Saint-Domingue en 1764. Il est signé « Lamerenx-fils aîné », indiquant son statut d’héritier présomptif.

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Berrio Table

This table shows how the “house“ of Berrio was transmitted over five generations. In each generation, the first-born child—son or daughter—inherited the house according to absolute cognatic primogeniture. Generally speaking, the youngest sons and daughters married heirs and heiresses. In the third generation, the youngest son (Jean-Pierre) went to Saint-Domingue but returned to France and married an heiress. The symbolic prestige was tied less to nobility in the sense of lineage than it was to the role of master or mistress of the Berrio house. In the first generation, the mistress of Berrio (Marie de Lombart) was a commoner, as was the master of Berrio’s wife Anne de Moirie in the second generation. In the fourth generation, the house was transferred to the youngest son (Arnaud Jean-Pierre) before being returned to the eldest daughter’s line when he died without an heir. By the fifth generation, Berrio no longer existed as a “house.”

 

Lamerenx Table

This table compares the transmission of the “house” with the emigration patterns of the youngest and eldest children. The eldest child of each generation was the heir, with the exception of the second generation in which the eldest son emigrated to Holland and then to the West Indies in order to escape the forced conversion of Protestants. A younger son (the fifth child) inherited the house after converting to Catholicism. Two younger sons of the second generation (Marc Antoine and Louis) emigrated to Saint-Domingue. In the third generation, Henri’s marriage followed the traditional practice of the house-based system, whereby the youngest son marries an heiress. The high percentage of bachelors was characteristic of this system. In the fourth generation, the emigration of Jean-Pierre, heir to the Uhart Juson house, represents an anomaly. A younger son (Arnaud Jean-Pierre) also emigrated to Saint-Domingue. In the fifth generation, the Civil Code demanded the equal partition of estates. Conflict nonetheless erupted between the eldest son (Charles) and the youngest daughter (Marguerite) over the role of administrator of the family estate, which kept some of the symbolic prestige that was linked to the status of heir under the old system. Only the third, fourth, and fifth generations are displayed in their entirety in this table.

 

Receipt for the Purchase of Pacotille

This receipt refers to part of Jean-Pierre Lamerenx’s material expenses in Bayonne prior to his voyage to Saint-Domingue in 1764. It is signed “Lamerenx elder son,” indicating his status as presumptive heir

 

List of downloadable files:

- Berrio Table

- Lamerenx Table

- Jean-Pierre Lamerenx’s Receipt  

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